André-Yves Portnoff

L’orchestre des poètes libérés

Écrit par André-Yves Portnoff le 18 juin 2020

André-Yves Portnoff

Dans quelques mois, quelques années, que sera notre monde à la sortie de cette pandémie ? Cela dépend essentiellement de comment nous agirons sur les facteurs qui ont permis à une crise sanitaire de se développer si vite et avec de telles conséquences économiques, politiques, humaines[1]. Selon les poids relatifs de certains de ces facteurs, nous irons vers des catastrophes majeures, de nouvelles crises ou des situations relativement heureuses.Lire la suite

courbe du pouls

Le Système d’Information de Santé français

Introduction : caractéristiques du système de santé public français

La France bénéficie, depuis le milieu du XXᵉ siècle, d’un système de santé public réputé voire envié à l’extérieur, car reposant sur 3 piliers importants :

  • un corps médical performant ayant poursuivi des cursus universitaires et/ou de recherche, de haut niveau qualitatif ;
  • un système de protection sociale s’appliquant (contrairement à la plupart des pays du monde) à l’ensemble de la population, avec ses deux volets : d’une part, l’Assurance Maladie, système universel avec des tarifs de base pour les remboursements (ce système est difficile à équilibrer financièrement), d’autre part, un système mutualiste facultatif permettant des remboursements complémentaires ; (son organisation générale est décrite à la Figure 1)
  • une planification annuelle de la politique de santé publique, à la fois parlementaire et ministérielle, avec une dotation moyenne égale à 12 % du budget de l’État (ce qui est comparable aux pays européens de mode et niveau de vie équivalents). La gestion nationale et régionale de la crise de la COVID-19, a révélé que notre pays subit depuis le début de 2020, a mis en évidence, depuis une trentaine d’années, des dysfonctionnements et carences diverses. Déjà en 2019, le Ministre de la Santé de l’époque, Madame Roselyne Bachelot, proposait des améliorations souhaitables du système en direction d’une « e-santé » collaborative, conviviale, appuyée sur des outils tels que le D(ossier) M(édsical) P(artagé) Lien : https://www.vie-publique.fr/discours/175303-declaration-de-mme-roselyne-bachelot-ministre-de-la-sante-et-des-sports. On constate aussi une centralisation excessive de l’ensemble entraînant une lourdeur de réaction et une imprécision importantes des décisions de crise telles que la COVID-19);  avec comme corollaire, au plan national, une absence notoire de vision stratégique, et de politique de prévention médicale. Et de même on assiste à une  adaptation de façon dispersée, mal planifiée, de la Santé Publique aux technologies modernes de l’information et de la communication, dans les domaines à la fois administratifs, scientifiques et médicaux.

Ce document, écrit à partir de sources très diverses, se borne à décrire et à replacer dans leurs contextes, plusieurs grands principes et réalisations du « Système d’Information de Santé » (en abrégé : SIS, ne pas confondre avec le « Système de santé français »).

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clavier et stéthoscope

L’e-santé, péril en la demeure

santé carte vitale

carte vitale Giesesamvitale

Le débat en France sur les rapports que la santé entretient avec le numérique est toujours aussi vif et complexe. On connaît les avatars successifs de la carte Vitale au fil des années et plus encore du Dossier médical partagé. La multiplication des objets numériques en liaison avec notre santé fait aussi débat. L’arrivée de cette pandémie du coronavirus qui dure et semble sans fin, a encore fait évoluer durablement, sans doute, ce rapport de la santé au numérique. Le succès mitigé de la dernière version de l’application TousAntiCovid symbolise à sa manière la méfiance des Français à l’égard de la collecte de donnée via internet. L’annonce des premiers vaccins opérationnels au premier semestre 2021 a révélé  les soupçons de toute nature d’une large partie de la population, phénomène essentiellement français.Lire la suite

Lettre 121 - Automne 2020 - Régulation numérique 1

Lettre 121 – Automne 2020 – Régulation numérique

Lettre 121 - régulation numérique

La Lettre 121 est parue

Qu’entend-on par la régulation ? Est-ce un processus qui permet de peser le pour et le contre, de trouver un équilibre acceptable entre des processus contradictoires ? Ou bien, la régulation permet-elle de suivre de façon automatisée tout processus de bout en bout et d’alerter en cas de dysfonctionnement, de définir des seuils de valeurs à ne pas dépasser ?

Si vous devez faire réparer une voiture, que le temps de réparation est de 2 heures et que cela fait 3 semaines que vous attendez, n’apprécieriez-vous pas qu’un manager s’en rende compte et fasse accélérer la réparation. Cela serait possible si le processus de bout en bout était numérisé.

Le numérique permet de mesurer, donc de comparer, de classifier, d’ordonner. Il est possible de mesurer quantitativement ou qualitativement.

Pour mesurer quantitativement, les indicateurs de performances sont numériques. Par exemple, le nombre de dossiers traités par une personne par semaine. Ce type de mesure est très, très mal perçu par l’employé qui se sent « fliqué ». D’autant plus que le nombre de dossiers traités dépend, bien sûr du contenu de chaque dossier à traiter. Il est alors possible de catégoriser les dossiers en fonction du temps qu’ils prennent afin de les traiter (Très gros – 2 jours, Gros – 1 jour, Moyen – ½ journée, Petit – 2 heures, Très petit – 30 minutes). Bien entendu, adaptez le temps de traitement à votre contexte…

La Lettre d’ADELI n° 121 traite de la régulation numérique

La prochaine Lettre d’ADELI n° 122 portera sur la sécurité numérique. Alors, à vos plumes ! Envoyez-nous vos articles avant le 15 décembre 2020. La participation de tous est possible. Le comité de lecture décidera de l’opportunité ou pas de publier votre article.

L’équipe des rédactrices en chef Martine Otter et Véronique Pelletier

 

Voir la Lettre (version numérique) ou lire sous forme pdf :

 

 

Style été

Lettre 120 – Été 2020 – Résilience et confinement

La Lettre 120 est parue

La résilience : définition

En psychologie « La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l’événement traumatique de manière à ne pas, ou plus, vivre dans le malheur et à se reconstruire d’une façon socialement acceptable.

La résilience serait rendue possible grâce à la structuration précoce de la personnalité, par des expériences constructives de l’enfance (avant la confrontation avec des faits potentiellement traumatisants) et parfois par la réflexion,ou la parole, plus rarement par l’encadrement médical d’une thérapie. »

La résilience permet à un individu un nouveau départ après un choc. C’est un concept de psychologie humaine.

Selon Wikipedia, la résilience désigne originellement la résistance d’un matériau aux chocs ; (le « fait de rebondir », du latin resilientia, de resiliens), définition ensuite étendue à la capacité d’un corps, d’un organisme, d’une espèce, d’un système,d’une structure à surmonter une altération de son environnement.

Par extension, on parle de systèmes résilients car s’ils « plantent », ils se remettent automatiquement en condition pour repartir correctement, sans perte d’information.

Nous sommes en pleine pandémie mondiale de la Covid-19. En France, le confinement durant presque deux mois a permis de maîtriser l’expansion de l’épidémie.

Mais il reste du virus dans notre environnement ! Tout le monde doit continuer à faire attention, à respecter les gestes barrières

Pendant le confinement, ADELI a organisé des réunions virtuelles Zoom, des conférences-débats. Des articles continuent à être publiés régulièrement par nos adhérents.

Comme chaque trimestre, « La Lettre d’ADELI » est envoyée à nos adhérents, nos amis adéliens et nos prospects.

Prenez soin de vous !

Les effets du virus et du confinement

Au menu de cette Lettre 120

Lettre 120 - Virus et confinement

L’évolution des métiers

  • Jean Pelletier présente l’évolution des métiers du cinéma à l’ère du numérique, au moment où les tournages ont été interrompus, les salles fermées et le Festival de Cannes annulé ;
  • il enchaîne naturellement sur les effets de la fracture numérique, amplifiée par les effets du confinement et l’omniprésence d’un numérique indispensable.

Enfin, nous vous rappelons l’ouverture du concours 2020 de la meilleure nouvelle d’anticipation, sur le thème de l’intelligence artificielle « À quoi rêvent les robots ? », avec cette année un texte qui devra commencer par les mots « Je fais souvent ce rêve étrange et … ».

Bonne lecture et bel été à tous !

Nous allons collectivement surmonter cette épreuve… Pour être résilient, on peut se préparer en concevant des Plans de Gestion de Crise (PGC), des Plans de Continuité d’Activité (PCA) et des Plans de Reprise d’Activité (PRA). Anticiper pour ne pas être pris au dépourvu… Ce sont des actions préventives et pas simplement réactives…

Alors, profitez bien de votre liberté, car elle pourrait être à nouveau entravée pour cause de virus à l’automne !

Après le choc de cette pandémie, le monde repartira-t-il sur de bonnes bases ; aura-t-il pris conscience de ses erreurs passées ; sera-t-il prêt à partager ses richesses entre tous les humains ?

De belles perspectives à venir, de beaux projets verront le jour, à n’en pas douter. Écoutons, débattons, comprenons les points de vue et les enjeux et décidons d’aller dans une direction nouvelle…

Voir la Lettre 120 (version numérique) ou lire la Lettre 120 sous forme pdf :

Coronavirus

Histoire de Coco le petit virus – juin 2020

Il était une fois un petit virus nommé Coco. Cette histoire est celle d’une pandémie mondiale en cours, en juin 2020 dont on ne connaît pas encore la durée ni toutes les conséquences. Le petit nom du virus m’a été inspiré par Lisa, ma nièce, qui a créé un livre d’enfant sur Coco le virus, avec son enseignante à Paris dans le 5ᵉ arrondissement durant le confinement.Lire la suite

Coronavirus… la crise éducative à venir …

crise éducative

photo Martine Otter

De cette pandémie du Coronavirus qui déferle sur le monde, on n’en voit pas la fin. Toutes les conséquences sont devant nous : crise sanitaire, suivie d’une crise économique sans précédent, mais aussi une crise éducative à venir dont on ne mesure pas encore tous les retentissements. C’est à un blackout complet de la planète auquel on a assisté, impuissant. Dans la balance, les États ont choisi la santé contre l’économie, c’est une première mondiale dans l’histoire des sociétés et de l’humanité. Les écoles, entre autres, ont ainsi été fermées, on ne peut pas dire que la réouverture annoncée ait débouché sur un réel redémarrage du système éducatif. Nous faisons face à un sérieux problème.Lire la suite

Confinement et résilience 2

Confinement et résilience

Au premier semestre 2020, la pandémie du COVID-19 (Corona Virus Disease 2019) a divulgué deux mots, jusqu’alors peu fréquents dans nos conversations : confinement et résilience.
À tel point que la Lettre d’ADELI en fait le thème de ce numéro 120 de l’été 2020.Lire la suite

coronavirus

La maladie COVID-19 en France.. entraine dans les médias des infos douteuses, voire des infox !

Covid-19 et Infox

Depuis février-mars 2020,  après la Chine, l’Iran, l’Italie et les États-Unis, la France a été atteinte par la pandémie mondiale du Coronavirus, la maladie « Covid-19 », ou « Covid ». On a dénombré en mai 2020, environ 40 000 cas positifs avérés et près de 28 000 décès, à la fois dans les services hospitaliers et dans les Établissements d’Hospitalisation des Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD).Lire la suite