Le travail à l’épreuve du numérique.

Le travail à l’épreuve du numérique. 1Le numérique est devenu une composante usuelle et familière de notre environnement. Le Smartphone en est la marque la plus évidente et la plus spectaculaire. En moins de 15 ans, il a opéré une révolution planétaire et créé de nouveaux géants de l’industrie. Chacun peut observer dans sa vie quotidienne pour lui-même ou son entourage des bouleversements majeurs dans son propre travail. Nombreuses sont les pythies annonciatrices de catastrophes sur l’emploi… mais peu ont été en mesure de qualifier ou quantifier l’effet exact en fin de compte sur l’emploi.

Il y a 40 ans…

L’importance prise par l’ordinateur sur son bureau ou son poste de travail est le symbole le plus évident de l’emprise du numérique sur notre vie et plus particulièrement sur notre travail. Il y a à peine 40 ans que des « machines » à traitement de texte peinaient à remplacer les machines à écrire. Les résistances, à l’époque, étaient très vives. Les cadres eux-mêmes sans aucune « machine » sur leur bureau dépendaient entièrement de leur assistante pour l’organisation matérielle de leur travail. Dans l’industrie, on voyait à peine émerger l’automatisation des tâches.

Nul téléphone portable intelligent, pas de GPS, Google n’existait pas, toutes recherches étaient longues et ardues et les tâches administratives étaient lentes et pénibles.

La préparation d’un budget, tâche ordinaire et partagée, demandait beaucoup d’effort, de temps et de rouleaux à papier sur les machines à calculer.

Excel n’était pas là et je me souviens de la première fois où l’on me proposa de voir une application pour simplifier les calculs… Multiplan, c’était il y a 35 ans.

Aujourd’hui…

Le travail à l’épreuve du numérique. 2Que de chemin parcouru par cette génération récemment à la retraite et dont l’univers du travail a connu des bouleversements colossaux et du coup une nécessité absolue d’adaptation et de formation continue !

Globalement, à de rares exceptions, cette génération s’est adaptée à une vitesse phénoménale, rares sont ceux restés au bord du chemin pour cause d’inadaptation aux nouveaux outils et aux nouvelles méthodes de travail.

En 2020, si on constate aisément le chemin parcouru, pour autant les interpellations sur les changements à venir sont nombreuses et les inquiétudes aussi.

On sait aussi que l’aptitude d’un pays, d’un gouvernement à prendre les bonnes décisions en matière de recherche et de développement est déterminante pour son avenir.

La carte mondiale des puissances régionales dominantes bascule et détermine une frontière assez brutale entre les Nouveaux Mondes et les Anciens…

Ils sont peu nombreux, ceux qui visualisent ce basculement. La Chine et l’Inde sont au cœur de ces nouveaux processus, alors que les États-Unis sont à la traine, l’Europe aussi et ne parlons pas de la France

C’est fait, de nombreux métiers ont disparu (dans le textile, l’édition, l’industrie, le commerce …), de nouveau sont apparus et la majeure partie d’entre eux se sont transformés.

 Demain…

La grande distribution au cœur de la tourmente sera-t-elle encore là, quelle proportion aura pris la vente sur Internet. Les objets connectés auront-ils proliféré et bousculés certains emplois, pris leur place ?

Parlons de l’automobile, une industrie qui pèse encore lourdement dans les PIB. Va-t-elle vers une production de masse qui substitue au moteur thermique, le moteur électrique  et la conduite autonome ? Mais en fait ne serait-ce pas l’usage même de la voiture qui va changer… nous pourrions renoncer à être propriétaires de notre véhicule… pour un usage partagé. Jérémy Rifkin en parle très justement dans son livre « L’âge de l’accès » (Éditions de la Découverte, 2000), il y a déjà 20 ans. il avait déjà pas mal pronostiqué les bouleversements à venir dans le monde du travail en publiant en 1996 « La fin du travail » aux mêmes éditions de la Découverte.

Difficile de naviguer à vue pour l’industrie automobile qui vient d’investir massivement dans l’électrique… peut-être pour rien.

Plus que jamais la fonction de veille technologique dans les entreprises et pour tous les métiers est essentielle.

L’Intelligence artificielle…

Dessin de Marc ChalvinDessin de Marc ChalvinDe la même manière, l’Intelligence Artificielle est source d’inquiétude et renouvelle la crainte de voir des centaines de milliers d’emplois disparaitre. Les ouvrages sur le sujet sont légion et proposent des scénarios divergents, voire parfois opposés.

Les futurologues sont bien souvent sans nuances en prédisant soit l’apocalypse, soit l’âge d’or.

Mais l’histoire nous apprend que l’avènement des révolutions industrielles et technologiques n’apporte ni l’un, ni l’autre. Qu’il y est des soubresauts, voire des révoltes, certes, mais le progrès reprend son chemin inexorablement !

Aujourd’hui, le besoin se fait fortement ressentir d’un inventaire des métiers passés au scanner de l’évolution des usages numériques.

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