Cedric Teixeira Lauréat du concours 2019  de la meilleure nouvelle d'anticipation sur l'intelligence artificielle 1

Cedric Teixeira Lauréat du concours 2019 de la meilleure nouvelle d’anticipation sur l’intelligence artificielle

Dessin de Marc Chalvin

Copyright Marc Chalvin – 2018

ADELI  a reconduit cette année, à compter du 15 avril 2019 jusqu’au 15 septembre 2019, un concours de nouvelles gratuit rédigé en langue française,  intitulé Nouvelles d’anticipation sur le thème de l’intelligence artificielle « À l’aube du XXIIième siècle ».

Les participants devaient commencer leur texte par l’incipit :

« Le 6 janvier 2197, jour exceptionnel… »

Le jury s’est réuni à Paris le mardi 5 novembre 2019, il a décidé d’attribuer le prix à :

Cedric Teixeira pour la nouvelle “L’amour tout un programme”, il recevra son prix le vendredi 6 décembre à l’École Normale Supérieure en même temps que le lauréat du prix de thèse ADELI  organisé en partenariat avec l’Université PSL

Les dix auteurs des meilleures nouvelles suivantes seront publiés sur le site d’ADELI :

  • Martin Née « L’autruche et le basilic »
  • Joëlle Foray « Poème de Falbala »
  • Pierre Pirotton « Noé, bien entendu »
  • Jean-Jacques Pion « Prolongations »
  • Grégoire Cornu « Battez l’I.A. »
  • Paulette Beffare « I.A. ALPHA bis »
  • William Van Neder « d’Europa à Terra »
  • Tatiana Orlandini « L’intervention »
  • Lancelot Sablon   « Science sans conscience »  
  • François Nollet «  Quiq custodiet ipsos custodes ? »

Cedrix Texeira se présente :

Né en 1979 dans le Pas-de-Calais, je me suis passionné dès ma plus tendre enfance pour la lecture et les belles histoires. Pourtant, l’idée de poser sur papier mes propres textes ne m’est venue que beaucoup plus tard. C’est en effet à l’aube de mes trente-huit ans, après avoir (re)lu “Les robots” d’Isaac Asimov, que surgit dans mon esprit de manière aussi subite qu’inattendue, tel un caillou tombé du ciel, un scénario sur le thème de l’intelligence artificielle. Ne sachant qu’en faire, je décidai de m’installer derrière mon ordinateur et de travailler ce caillou, façonnant des personnages et des lieux, sculptant une intrigue qui aboutit à un plan de roman… que je rangeai bien vite au fond d’un tiroir. Non pas que je le jugeai mauvais, mais cet exercice d’écriture avait déclenché au-dessus de ma tête une véritable pluie de météorites et engendré des dizaines d’autres idées de scénarios. Je sculptai alors chacune de ces pierres encore brûlantes, et dans l’impatience d’aboutir à des produits finis que je pourrais partager avec des lecteurs, je m’orientai sur le format de la nouvelle, remettant l’écriture d’un roman à plus tard. C’est ainsi que strate après strate je me construisis un univers mélangeant fantastique et science-fiction, à travers des récits mettant en scène des personnages ordinaires dont le réalisme du quotidien bascule irrémédiablement dans l’inconcevable.

Je propose aujourd’hui ces histoires au gré de concours ou d’appels à textes dont le thème colle à mon univers. J’eus ainsi la chance de voir publier “Texto” par les éditions Arkuiris dans leur anthologie “Le temps revisité”. “Le raccourci de Phil”, nouvelle fantastique, est également en cours de publication par la ville de Thouaré sur Loire dans un recueil sur le thème de la bicyclette.

Le concours proposé par ADELI a été pour moi un retour aux sources, l’occasion de me replonger dans le thème qui m’a amené à l’écriture : l’Intelligence Artificielle. Par ailleurs, le challenge était passionnant : imaginer l’IA à l’aube du XXIIème siècle. L’IA que je décris dans “L’amour, tout un programme” n’est pas construite de toute pièce. Elle n’est que l’extrapolation de l’une des IA la plus démocratisée aujourd’hui, que nous tenons tous dans notre poche : le smartphone. Il entre notre vie à partir d’un âge plus ou moins précoce et nous lui déléguons une partie de notre intelligence. Ainsi, le smartphone nous “augmente” ; avec lui nous gagnons en capacité : savoir, mémorisation, organisation, orientation… pour retomber à 0% de ces capacités quand la batterie fait de même. J’ai donc imaginé le degré ultime de la relation que nous entretenons avec notre smartphone, devenu en 2197 un assistant personnel attribué à vie dès la naissance et qui nous aide à prendre la bonne décision en toute circonstance ; une relation qui s’apparente plutôt à une sorte d’aliénation volontaire et confortable.

 

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